top of page
Rechercher

Zoom sur une initiative des eco-quartiers

  • hello-local
  • 14 juil. 2016
  • 4 min de lecture


Ligne orange, sortie du Collège. Aujourd'hui je me rends au Regroupement des éco-quartiers de Montréal. Le programme Éco-quartier est un programme d’action et d'éducation environnementale ancré dans les milieux locaux qui est une initiative de la Ville de Montréal. Aujourd'hui, il en existe 19.

Je suis reçue par Simon Octeau , directeur-adjoint et Karina Buist-Tactuk, chargée de communication, pour l'entrevue.


Après une première prise de contact et sachant les activités des éco-quartiers fort nombreuses j'ai choisi de me centrer sur un projet particulier mené par les éco-quartiers : Les Patrouilles vertes et bleues.


Le projet Patrouille verte est-il partie d'une demande des citoyens ?


La Patrouille verte a été initiée par le Conseil régional de l’environnement de Montréal. Cela fait maintenant quinze ans que le projet a été relayé au Regroupement des éco-quartiers. Le projet découle d’une volonté de la Ville de Montréal et est rendu possible grâce à un financement tripartite d’Emploi d’été Canada, de plusieurs arrondissements et de la Ville de Montréal. Le projet ne vient donc pas des citoyens, mais il est directement orienté pour les citoyens. En effet, le but est de les sensibiliser et d'essayer de rejoindre les personnes qui sont moins facilement informées sur le sujet de l'environnement.


Concernant les directions travaillez-vous avec plusieurs directions ?


Les éco-quartiers travaillent avec plusieurs services de la Ville centre. Le Service de l'eau pour la Patrouille bleue. Quant à la Patrouille verte, il y a le Service de l’environnement et le Service des grands parcs, du verdissement et du mont Royal de Montréal. Avec chacun des services, on touche des sujets spécifiques. On collabore aussi avec le Service de la diversité sociale et des sports dans le cadre du projet « Parcours verts et actifs ».


Les 19 éco-quartiers ont-ils une charte commune ?


Oui, les éco-quartiers ont un programme commun. Ce programme est confié par un arrondissement à un organisme porteur. Donc l'arrondissement va mandater un organisme communautaire pour porter ce programme qui est basé sur la sensibilisation et l'implication des citoyens. C'est un programme par et pour les citoyens. Les mandats de base sont la nature en ville, la gestion des matières résiduelles et la propreté.


Comment se sont développées les patrouilles ? Il y a eu une certaine évolution. Les Patrouille verte et Patrouille bleue n'ont pas exactement le même mandat mais ont presque le même mode d'opération. Il y a eu une évolution. On essaye de plus en plus d'intégrer des tâches spécifiques. Comme par exemple avec la Patrouille bleue, nous avons documenté le débranchement de gouttières vers des surfaces perméables. Nous avons pu évaluer l'impact après un mois et après un an de notre sensibilisation. On a rejoint environ 20 000 résidences où il y avaient des gouttières qui étaient mal orientées. L'eau allait directement dans la canalisation des eaux usées plutôt que d’être d’abord absorbée par une surface comme la pelouse ou le jardin. Ainsi, nous prévenons une problématique très présente en Amérique du Nord les surverses : il s’agit d’une problématique liée aux villes qui ont connues un boom de construction immobilière dans les années 1900-1950. Ces pluies intenses sont un mélange d'eau des gouttières et de pluie et se déversent dans le fleuve Saint-Laurent sans être traitées.

Environ 25% des résidents ont modifié, dans un délai d’un mois, l’orientation de leurs gouttières, suite au passage de la Patrouille bleue. C'est difficile d'avoir des résultats concrets et de les évaluer, mais nous allons vers plus de précision afin de mieux évaluer notre sensibilisation.


Depuis 2005 et jusqu'en 2011 le projet était dirigé par le Conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE-Montréal). Depuis êtes-vous indépendant ?


Nous avons tenté de bonifier la Patrouille depuis. Les patrouilleurs travaillent directement avec un éco-quartier. Nous avons un contact plus direct avec le milieu. Le CRE-Montréal n'avait pas d'antennes locales. Le fait qu'on ait 19 éco-quartiers sur le territoire de Montréal nous permet d'avoir des patrouilleurs qui travaillent sur les priorités locales et du personnel permanent qui connaisse la réalité du terrain et la population, les obstacles et les défis des quartiers. Nous avons un ancrage local intéressant.

Justement, les patrouilleurs sont-ils des locaux ?


Ce n'est pas une condition, mais oui plus de 50 % des patrouilleurs sont originaires du quartier. Pour eux, c’est souvent une première expérience dans le milieu de l'environnement.

Nous réussissons à fournir à beaucoup de jeunes une expérience très formatrice et qui va probablement les influencer par la suite. Ils découvrent aussi le milieu communautaire, ce qui fait qu'ils s’impliqueront plus à l'échelle communautaire locale dans le futur.


Quel message donnez-vous aux citoyens ?


Les patrouilleurs bleus et verts sensibilisent les citoyens. Ils adaptent leur discours, organisent des kiosques d’information, participent à des fêtes de quartier et vont à leur rencontre lors de tournées porte-à-porte. Ces actions permettent de proposer de petits gestes simples aux citoyens qu’ils peuvent adopter dans leur quotidien et qui contribuent à la protection de l’environnement. Que ce soit l’économie d’eau potable, les projets de verdissement ou la gestion responsable des matières résiduelles, tous les sujets s’y prêtent pour la sensibilisation !



Pour en savoir plus sur les éco-quartiers retrouvez-les en consultant :

http://www.eco-quartiers.org/ecoquartier


 
 
 
POSTS RÉCENTS :
PAR TAGS :
bottom of page